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LA CATASTROPHE DES BÉBÉS NÉS SANS BRAS : UN PESTICIDE RESPONSABLE..

//LA CATASTROPHE DES BÉBÉS NÉS SANS BRAS : UN PESTICIDE RESPONSABLE..

LA CATASTROPHE DES BÉBÉS NÉS SANS BRAS : UN PESTICIDE RESPONSABLE..

L’AGRICULTURE PRODUCTIVISTE PLUS IMPORTANTE QUE LA SANTE HUMAINE ?

Il n’y pas que le glyphosate monsieur le sénateur !

L’excellent article paru le 16 mai dans le quotidien MEDIAPART mérite d’être cité en exemple, suite à un documentaire de 24 minutes de la télévision Suisse RTS.

Ce que l’on sait est fort inquiétant.

Dans le département de l’Ain : 7 naissances entre 2009 et 2014 dans un rayon de 25km.
En Loire-Atlantique : 3 naissances entre 2007 et 2008 à Mouzeil.
En Bretagne : 4 naissances entre 2011 et 2013 de mères domiciliées dans la même commune.

Ces évènements ont suscité des inquiétudes justifiées dans les zones concernées puisque les cas rencontrés sont 56 fois plus importants que ce qui, selon les autorités de santé serait statistiquement attendu.

Normalement c’est au tout début de la grossesse, pendant la période embryonnaire – qui ne dure que deux mois, ensuite c’est la période fœtale jusqu’au 5ème mois de la vie intra-utérine – qu’apparaissent les petits bourgeons des membres, puis étape par étape se construisent tous les membres supérieurs et inférieurs en quelques jours entre le 24ème et le 50ème jour de vie dans l’utérus maternel.

Est-ce le retour du médicament du Thalidomide qui fut prescrit contre les nausées du premier trimestre de la grossesse ? 

Ce médicament responsable de la naissance des Bébés nés sans bras, au moins 10 000 dans près de 50 pays, fut prescrit dans les année 1960-1970 pour réduire les nausées du premier trimestre de la grossesse surtout en Allemagne.

Le thalidomide fut synthétisé en 1954 en Allemagne de l’Ouest par la firme allemande Chemie Grünenthal, qui selon les chercheurs trouva des effets calmants.

Ce médicament était une alternative prometteuse aux barbituriques utilisés alors comme sédatifs, car il ne semblait pas toxique. De plus, une surdose de thalidomide n’entraînait qu’un sommeil profond, contrairement aux barbituriques qui pouvaient causer la mort lorsque pris en quantité excessive.
Il n’avait d’après les experts pas d’effet secondaire. Il obtint une AMM, (Autorisation de Mise sur le Marché) en Allemagne mais pas en France.

Aujourd’hui le thalidomide n’est utilisé qu’en cancérologie comme anti-angiogénique, c’est à dire comme anti-facteur de croissance des vaisseaux sanguins dans certains cas de cancer chez l’adulte. Evidemment ce médicament anti-cancéreux ne pouvait pas être utile à l’embryon humain en formation.

Un retour en arrière s’avère utile pour mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui.

Le journaliste Philips Michel précise avec justesse : « En 1965, dans un laboratoire d’embryologie français du CNRS, une chercheuse, Berthe Salzgeber, injecte de la Thalidomide à des embryons de poulets. Elle met en évidence les mêmes malformations des ébauches de membres des embryons. En 1969, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) publie les résultats d’une étude portant sur les effets « tératogènes » (capacité à produire des « anomalies de naissance ») d’un fongicide (anti-champignons) déjà très utilisé : le Folpet. »

Or les deux molécules Thalidomide et le fongicide Folpet nommé aussi Folpel se ressemblent étrangement dans leur formule chimique.

Le pesticide, nommé également Acryptan Phaltan Bayer (désormais Monsanto-Bayer) est de la famille des biocides industriels et agricoles, proche du Thalidomide, destiné à tuer des champignons dans le cadre de l’agriculture productiviste.
En Europe, il n’est utilisé que comme fungicide dans la culture du blé moderne, des tomates et en viticulture, mais aussi dans certaines peintures et matières plastiques.
Ce pesticide est interdit dans l’agriculture biologique, ce qui souligne encore la pertinence de ce mode de culture pour notre santé, celle de nos enfants et celle de notre terre.

Au delà de la polémique entre la structure chargée de répertorier les cas et l’Etat, remarquons que le ministre de l’Agriculture a d’abord réagi maladroitement en affirmant :

« C’est aux scientifiques de nous prouver les dangers éventuels des pesticides ». Or ne sait-il pas que  « La loi dit clairement qu’il appartient au fabricant de prouver l’innocuité de son produit mis sur le marché ».

Qui donc donne l’autorisation de commercialiser des tels poisons de l’humain et de la nature ?

Il reste nécessaire de faire connaître les deux pétitions :

Soyons tous solidaires des familles et des enfants.

Les causes sont là, il faut les reconnaitre pour que telles souffrances des enfants et des familles ne se renouvellent plus.

Bien à vous tous

Pr Henri Joyeux 

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information santé indépendant et gratuit, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles.

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By | 2019-05-17T13:18:41+00:00 17 mai 2019|Lettres|0 Comments